MÉMOIRE D'ANTAN

L'HISTOIRE DE LA FERME WESSIÈRE

Une « histoire de famille » sur 7 générations…

Les documents en notre possession attestent une occupation des lieux dès 1804 mais la famille y était probablement implantée bien avant, ne serait-ce que pour la culture de lopins de terre.

En 1896, la veuve Blampain-Courdent, notre  arrière grand-mère, se voit contrainte d’entreprendre une construction sur le terrain qu’elle avait reçu en héritage de sa mère. En effet, devenue brutalement veuve, elle se trouve chassée de la petite métairie qu’elle occupait avec son mari et 10 de leurs 16 enfants.

La vie est difficile, peu de moyens, -mais des bras, une aide finançière d’un parent sans doute et en 2 ans, la grange et les dépendances sont construites et la maison d’habitation bien avancée.

Elle décède en 1902 laissant les 10 orphelins dans la construction terminée. La fratrie s’organise, sous la tutelle d’un frère ainé, Jules, habitant au village. Il faut organiser le travail, payer les factures, les loyers des terres occupées… Lorsque l’un, l’une ou l’autre se marie, on fait le compte de tout ce qui est possédé en commun dans les moindres détails, et il ou elle quitte la ferme avec sa part. La loi de l’époque veut que la ferme reste au plus jeune : Edouard. Ce dernier décède malheureusement en 1912 au service militaire, dans un régiment de cavalerie à Sedan. C’est donc l’avant dernier restant, Narcisse, notre grand père, qui devient propriétaire des lieux. Il se marie avec Léonie Caron, originaire de Sangatte en 1912.

Narcisse travaille durement, honnêtement, jusqu’au mois d’août 1914 où il part comme beaucoup à la guerre et sera rapidement fait prisonnier. Léonie, jeune maman d’un bébé de 4 mois, reste seule sur la ferme et y travaillera pendant 5 ans avec l’aide d’un jeune commis.

Au retour de Narcisse, 3 filles grandiront paisiblement au sein de cette famille aimante et la famille traversera encore l’épreuve de la seconde guerre mondiale et de l’Occupation allemande.

Notre mère, la plus jeune, se marie avec un belge. Ils restent sur la ferme et auront 3 enfants…    

  • Mémoire du cheval de trait

    Fresque des Boulonnais - sur le pignon de la grange -
    artiste Vyrüs 2019

  • Barraquement anglais de 1914

    Vestige de la guerre 14, toujours visible à la Ferme

  • "Fourquette" et machette - banse- spécifiques à la récolte de la chicorée

    Toute la famille était mobilisée aux travaux des champs

À visiter : LE SECHOIR DE VIEILLE EGLISE RÉHABILITÉ- Les agriculteurs du secteur y livraient leurs récoltes de chicorée

Démariage à la main

Stockage des chicorées au séchoir

On vient décharger la récolte

Les saisonniers belges au travail

L'ensachage des cossettes